Le système endocrinien et le stress

Comment fonctionne le système endocrinien ?

Les hormones sont les messagers du corps. Elles sont produites par les glandes, et elles se dispersent dans le corps tout entier, pour donner des informations et des consignes. Les cellules comportent des récepteurs chargés d’accueillir certaines hormones précises. Chaque cellule comportant un récepteur est donc en capacité d’être atteinte par une hormone. c’est un peu comme si la cellule réceptrice était la serrure et l’hormone la clé. Recevant la consigne, la cellule exécute la consigne.

Une grande majorité des cellules dans tout le corps ont des récepteurs, particulièrement pour le cortisol qui est l’hormone essentielle de la réponse au stress.

Lorsque l’on ressent une émotion, celle ci entraîne une réaction qui concerne soit le système nerveux sympathique soit le système nerveux parasympathique selon que l’émotion agit comme stimulante, ou apaisante. L’événement-émotion génère un mécanisme neurologique et endocrinien qui se répercute dans tout l’organisme.

Système sympathique et parasympathique

Le système nerveux sympathique est concerné dans l’action, la réaction musculaire. Il stimule le métabolisme, et le prépare à une action en réponse à un danger perçu. OU à une situation interprétée comme danger… ce qui revient au même. Le système nerveux sympathique prépare à la fuite. ce système permet au corps de se tenir en alerte.
relâchement : le système nerveux parasympathique ralentit le rythme de l’organisme, est concerné dans une émotion apaisante, dans la détente. il réduit le rythme cardiaque, la tension artérielle, il améliore la digestion, stimule la sexualité.

Les glandes

L’amygdale organise la réaction émotionnelle à un événement, une information, un contexte. cette glande est située au centre du cerveau elle fait partie du système limbique, et globalement son rôle est de déterminer la connotation positive ou négative de l’événement-émotion. L’amygdale détecte le plaisir et est très impliquée dans la peur et l’anxiété. Elle possède plusieurs noyaux qui ont tous une fonction précise et des liens avec différentes parties du cerveau. Particulièrement le noyau central et latéral sont en lien avec l’hippocampe et l’hypothalamus.

L’hippocampe participe à la mémorisation des souvenirs à long terme. C’est la mémoire des faits et des lieux et des événements importants. Il mémorise le contexte lié à un incident, il est directement impliqué dans l’enregistrement d’un événement traumatisant. L’hippocampe permet aussi de s’orienter puis qu’il est lié aux lieux. Il tire son nom de son analogie avec la forme de l’animal marin.
Les surrénales sont primordiales dans la gestion d’une situation de stress. ce sont deux petites glandes au dessus des reins qui libèrent de l’adrénaline, du cortisol et de la noradrénaline. Quand les surrénales sont trop sollicitées et qu’elles ne peuvent plus répondre, on a l’impression d’être «à plat» vidé de son énergie. Ce qui explique les fatigues profondes éprouvées lorsque l’on est ou lorsque l’on a vécu une période de stress important ou prolongé.

L’hypothalamus est une région du cerveau qui transmet les informations entre le système nerveux et le système endocrinien. Il est impliqué dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle la sexualité et les émotions. Il donne l’alerte en cas d’un danger. Elle intervient dans la régulation de l’hypophyse.

L’hypophyse est reliée à l’hypothalamus par une petite tige. Ces deux glandes sont installées à la base du crâne. l’hypophyse agit entre autres sur la thyroïde et les surrénales. Elle produit les hormones en réponse à la demande de hypothalamus.

Les hormones

L’ ACTH corticotropine produite par l’hypophyse, alerte les glandes surrénales qui à leur tour libèrent le cortisol.
Le cortisol stimule le cerveau, lui fournit de l’énergie pour qu’il pense rapidement et soit apte à prendre la bonne décision. Le cortisol régule la tension artérielle la fonction cardiaque et immunitaire. Le cœur, la tension artérielle et le système immunitaire sont directement impactés par le cortisol.

L’adrénaline stimule le corps, lui fournit une énergie, un tonus et une grande réactivité. Le cœur s’accélère, la pression sanguine augmente. Ceci dans l’éventualité d’une action motrice soutenue.

Et la vasopressine qui régule les fluides, urine et sang. Elle est importante dans la gestion de l’anxiété.

L’ocytocine cette hormone est impliquée dans le comportement social, elle a pour but d’apaiser et elle inscrit un sentiment de sécurité tout particulièrement dans les relations mère enfant.

La noradrénaline est un neurotransmetteur : elle transmet un influx ou une information à partir d’une cellule nerveuse, vers une autre cellule, nerveuse ou non. Elle a un effet sur la contraction des muscles, la force de contraction du cœur, la dilatation des bronches.

Lorsqu’un sujet est en proie à ses émotions, très souvent il ne se comprend pas, il voudrait se maîtriser, il voudrait d’autres émotions, d’autres réactions et d’autres pensées etc… en réalité quand on interroge de près ce système, on se rend bien compte que tout est tellement programmé pour la défense à une attaque supposée, ou une quelconque situation de danger, que de vouloir s’opposer à cela c’est aller contre la nature. Lorsque cela se passe, lorsque l’on assiste à une montée émotionnelle puissante, la seule chose positive que l’on puisse faire c’est d’accepter et de reconnaître cela comme étant. A partir de cette acceptation on peut construire d’autres pensées, d’autres représentations et s’ouvrir à un processus d’apaisement.