La colère

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colère

La colère a mauvaise presse, parce qu’elle est à l’origine de comportements non «lissés», de mots qui dépassent la pensée, de non contrôle de soi, de démesure.

Elle a d’autant plus mauvaise presse que notre société nous propose un modèle où il suffirait de dialoguer pour trouver la paix et l’harmonie. Donc la personne habitée par la colère porte non seulement sa colère, mais en plus une forme de culpabilité de ne pas avoir trouvé de solution pour s’en débarrasser.

Elle crée un conflit intérieur car la personne qui la ressent sait que si elle l’exprime elle se mettra en opposition avec son environnement, si elle ne l’exprime pas elle se nie. Une colère de base, impliquant son identité crée une tension générale et une structure personnelle en lutte.

Parfois aussi des événements plus ou moins banaux vus de l’extérieur réactivent une colère et la personne réagit de façon disproportionnée.

Quand vous êtes en colère …

Les effets

Tant de tensions et de conflits internes ont des répercussions sur de nombreux aspects.

Traits du visage tendus par la colère

La colère crée une tension, donne une envie de révolte, donc les muscles sont crispés, prêts à s’engager dans une lutte, et le visage reflète cette tension. A terme, une colère régulière ou constante larvée transforme désavantageusement les traits du visage.

Tout le corps exprime la colère. Les gestes sont plus brutaux et le comportement en règle générale montre les signes d’agressivité, annonçant une prochaine violence.

L’aveuglement

La personne en colère ne voit que ses arguments, que son point de vue, et parfois la colère est le fruit d’une distorsion ou une exagération de la réalité. C’est bien connu, la colère aveugle. C’est le premier aveuglement. Le deuxième aveuglement réside dans l’impression de force et de puissance. La personne s’imagine qu’elle va pouvoir faire plier les uns, et contraindre à changer les choses.

La colère met dans un état de perte de lucidité, et donc la personne persuadée d’avoir raison ne peut remettre son jugement en cause, et vaut convaincre tout le monde de son bon droit. Elle s’entête, et ne peut et ne veut entendre un autre point de vue. Il y a une certaine mauvaise foi dans la colère…

Une personne en colère nourrit de l’agressivité, elle blesse son entourage fréquemment, par les mots ou les gestes, les comportements. Donc une personne coléreuse s’isole.

Quand la colère dure dans le temps, elle se transforme en haine, la personne veut le mal d’autrui. Elle nourrit des désirs de vengeance et de guerre. Et comme toutes les émotions, elle est contagieuse. A disséminer sa colère, on risque de provoquer celle des autres, c’est une onde de choc…

Pourquoi en finir avec la colère

Mais la plus grande victime de la colère, c’est celui ou celle qui l’éprouve.

La colère est une émotion violente, qui met le corps en état de crise. Elle provoque des réactions physiologiques et hormonales dans notre organisme.

L’amygdale se met à travailler très vite, envoie des signaux d’alarme au lobe temporal. Il y a plus de sang, on ne peut pas prendre le temps de réfléchir au choix des mots, les idées se sont pas claires, les mots explosent, on agit hors de contrôle. Notre corps a tendance à produire davantage d’acides gras, on se sent fort.

Les personnes qui vivent des accès de colère fréquents, ou qui ont une colère latente produisent plus de sucre et d’acides gras, qui sont mauvais pour le système cardio vasculaire. Des études montrent que la colère diminue les globules blancs donc fragilise les défenses immunitaires. Une étude du Michigan prouve qu’elle diminue la capacité pulmonaire, et raccourcit notre espérance de vie.

Les effets physiologiques

La colère provoque une baisse des globules blancs donc une diminution des défenses immunitaires. Un apport excédentaire d’acides gras et de sucre qui a terme fatiguent le système cardiovasculaire. Elle provoque parfois une raideur intérieure, une crispation (reflet des conflits intérieur figés) donc des articulations tendues ou douloureuses.  une hyper agitation, parfois incapacité à rester en place, à fixer son attention.

Les effets psychologiques

Quand elle est exprimée la colère trouble la raison, elle aveugle, fait perdre la lucidité, Et creuse une distance avec les autres. Si la colère est «rentrée» il y a un conflit intérieur, qui fatigue forcément, qui occupe l’esprit et empêche d’être disponible. On dit parfois qu’elle «ronge».

Rendons grâce à la colère

Les vertus

Très souvent la colère parle de ce qui compte d’une manière essentielle, ce qui est tellement important que la personne est blessée profondément si ceci n’est pas respecté… C’est souvent un événement vécu comme une atteinte à l’identité profonde, au respect et à la dignité. Donc analyser les raisons de la colère est une source d’information très riche. La colère sert nos valeurs elle nous dit de ne pas transiger sur ce qui est vraiment important.

Néanmoins, parfois elle nous fait réagir comme un cheval fou… et révèle nos blessures par des réactions disproportionnées…

Et puis qu’elles sont révélées, on peut donc les soigner.

Je dis souvent que j’aime trouver la colère auprès les passagers de mon fauteuil… Si ce n’est pas bon de la garder en l’état, c’est bon d’en avoir parce qu’elle va parler des valeurs, des blessures, elle va parler de l’identité, et son énergie réalisatrice est un vrai cadeau.

Après la colère

« La colère, dit Aristote, est nécessaire : on ne peut forcer aucun obstacle sans elle, sans qu’elle remplisse notre âme et échauffe notre enthousiasme. Seulement il la faut prendre non comme capitaine, mais comme soldat.» La colère fournit une formidable quantité d’énergie, elle permet de se dépasser, et surtout d’atteindre des objectifs qui permettent de se reconstruire. Lorsqu’une personne éprouve de la colère, ses valeurs fondamentales ont été outragées, le fait de reconnaître ces valeurs et ces blessures est déjà en soi apaisant. Grâce à cette énergie réalisatrice la personne pourra avancer, relever des défis, s’affirmer, rétablir des injustices et retrouver la paix

Les séances en cabinet

Alors tranquillement, on analyse la situation, on prend en compte cette formidable énergie et tout ce qu’elle dit de beau de vous. Et dans le respect de vos valeurs profondes, panser les blessures de l’âme, et tout va reprendre sa place… Cette expérience : la colère ET la thérapie pour la dépasser sont une richesse en soi. Vous allez comprendre beaucoup de choses à votre sujet, et vos réactions, spontanément ne seront plus les mêmes si le contexte déclencheur se présente à nouveau.

Un nouvel ordre s’installe, et retrouvant votre paix intérieure et le respect de vos besoins, vous aurez peut être envie de pardonner, en tous les cas l’expérience n’aura pas la même intensité, ni le même impact émotionnel. Des sensations corporelles nettes et évidentes vont se manifester, les corps et les émotions sont très liés. Bien souvent après un travail sur la colère de vielles douleurs disparaissent, le corps retrouve plus de souplesse et de légèreté. La personne retrouve une qualité de vie, une harmonie intérieure. Une équanimité.

Il n’y a pas de recette toute faite. Certaines personnes en viennent au pardon, d’autres à une acceptation, chacun trouve l’issue la meilleure pour lui même. Néanmoins le corps se libérera et le psychisme aussi, à sa façon, donc les luttes internes seront désactivées, et l’énergie réalisatrice canalisée vers des objectifs positifs. Les effets du travail sur la colère sont particulièrement libérateurs, ils apportent la paix intérieure.